[groder & greene]

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brian groder - trumpet/flugelhorn
burton greene - piano
rob brown - alto saxophone

adam lane - double-bass
ray sage - drums

  • "Groder & Greene have left us with one of this year's best."
    "It is pure magic" - All About Jazz
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    liner notes by Joseph Hayes

    liner notes by Bill Shoemaker

    Groder and Greene

    Trumpeter Brian Groder and multi-genrist pianist Burton Greene completed two days of recording with bassist Adam Lane, alto saxophonist Rob Brown and drummer Ray Sage, on Oct 11th and 12th, 2007 at The Studio on Greene Street in New York City. These are the results of those sessions, and if the joy of new discovery you felt the first time you heard great jazz still exists in your body, you’re already listening to this disc.

    It is the product of decades of work by the two leaders, and several lifetimes of influences.

    With four swinging, pulsing, beautiful CDs under his artistic belt, Brian Groder’s highest profile recording to date is Torque. Recorded in 2006 and released in ’07, it features music from two sessions in an intimate studio where Brian, drummer Anthony Cole and bassist Doug Mathews squeezed into a closet-sized space with jazz giant Sam Rivers, and the music was hailed around the world. "Just plain stunning... jazz as jazz should be," said radio stations in Australia. The CD hit “Best of” and Top 10 lists for the year in Downbeat and the Washington Post, in Canada, Portugal and online. Groder is a polyglot, speaking one language while still dreaming in another. Free, avant-garde, post- pre- and no-bop, mainstream and outside, Brian embraces the role of “cat” better than almost anyone.

    Chicago native Burton Greene studied classical piano with the same man who taught David Mamet (with drastically different results). Burton’s recordings of folk music, groundbreaking use of synthesizers (1968’s Presenting Burton Greene was the first time a Moog was used on a jazz record), his explorations of Indian ragas, and several “klezmer jazz” recordings, all give him a firm footing in not having a firm footing, but stepping lightly while adding his world of knowledge to the language of jazz. Like any good klezmer musician, his playing is touched with humanity and humor, and like the great jazz composer he is, the work will always surprise.

    Greene calls Adam Lane one of his favorite bassists. Adam’s career has been spilt between East coast and West, combining and transforming pure acoustic music with electronics and tape effects, spoken word and psycho-acoustic wizardry. He somehow combines melody and meditation with explosive bursts of free energy.

    This was the first time playing with Rob Brown for both leaders. Like Brian and Burton (as if it were fated, BG and BG), saxophonist Brown has performed with Cecil Taylor, and recording a staggering number of sessions. Jazz Times called him "A fiercely original voice,” while the Village Voice said, “He not only deciphers puzzles, he creates them," bridging Charlie Parker bebop and swirling avant-garde.

    “Lower East Side rhythm king” Ray Sage doesn’t wait for bridges; the man leaps into the chasms created by cross-breeding funk grooves, hip-hop asides, prog-rock with balls, and solid jazz rhythms that allow the others to fly when he’s not soaring himself.

    As a “free” session, almost everything recorded here was a spontaneous creation. Groder explains, “We would discuss the possible form, order of instruments entering and exiting, moods, dynamics and tempos … but there weren't any melodies/lines, chord or specific structures we were reading down.” Like Brian Groder, Burton Greene, Adam Lane, Rob Brown and Ray Sage, the best way to experience this project is to simply listen.

    Joseph Hayes April 2009

    Groder et Greene

    En octobre 2007, le trompettiste Brian Groder et le pianiste polyvalent Burton Greene se retrouvaient au Studio Greene Street à New York accompagnés du bassiste Adam Lane, du saxo alto Rob Brown et du batteur Ray Sage pour une séance d’enregistrement de deux jours. Voici les résultats de ce travail.

    S’il vous arrive encore de ressentir dans vos tripes l’émerveillement associé à la découverte d’un jazz authentique de votre jeunesse, vous êtes fort possiblement à l’écoute de ce disque qui, lui, est la somme de plusieurs décennies de travail de ses principaux artisans, voire un vaste éventail d’influences.

    Des quatre compacts du jeune trompettiste, les uns aussi solides que les autres, Torque demeure sa plus ambitieuse entreprise. Enregistré en 2006 et publié l’année suivante, l’enregistrement regroupe les meilleurs moments de deux séance intimes en studio durant lesquelles Groder a partagé un espace exigu avec le batteur Anthony Cole, le bassiste Doug Matthews et l’un des géants du jazz moderne, le polyinstrumentiste Sam Rivers. Suivant sa sortie, l’album a été encensé par des médias aux quatre coins du globe, dont des diffuseurs radios en Australie qui l’ont qualifié de « Tout simplement étonnant… » ou de « …ce que le jazz devrait être. » L’album a été inclus sur plusieurs palmarès jazz de l’année, entre autres, ceux du magazine Downbeat, du quotidien Washington Post, de périodiques spécialisés au Canada et au Portugal ainsi que dans des sites Internet. Véritable polyglotte musical, Groder peut jouer dans un idiome tout en laissant son imagination voguer vers d’autres. Jazzman complet, il embrasse toute l’histoire de cette musique, du bop et du mainstream jusqu’à ses excroissances plus libertaires comme le free jazz ou l’avant-garde.

    Burton Greene, pour sa part, a étudié dans sa ville natale de Chicago avec le même professeur que David Mamet, l’un et l’autre ayant suivi des parcours musicaux complètement différents. Greene a réalisé des disques à saveur folklorique, notamment en explorant les ragas indiens ou en mélangeant le jazz au klezmer; par ailleurs, son album Presenting Burton Greene (en 1968) marque la première apparition du synthétiseur Moog sur disque. Toutes ces références lui ont donné une assise musicale assez singulière, soit celle de ne pas en avoir, d’où son aptitude de naviguer aisément entre les genres avec tous ses acquis de l’idiome jazz. Comme tout musicien empreint par le klezmer, son jeu pianistique est empreint d’humanité et d’humour; en bon compositeur de jazz qu’il l’est aussi, ses pièces ne manquent pas de surprises.

    Bassiste préféré de Greene, Adam Lane a poursuivi sa carrière sur les deux côtes américaines. Au fil des ans, il s’est aventuré à transformer des musiques acoustiques en les combinant avec l’électronique, le langage verbal et différentes manipulations psychoacoustiques. Ce faisant, il parvient à conjuguer des éléments mélodiques, ou des espaces méditatifs, avec de soudaines volées de haute énergie.

    Cette séance marque aussi la première rencontre entre les deux codirecteurs (qui, o coincidence ! portent les mêmes initiales) et le saxophoniste Rob Brown. Tout comme Brian et Burton, Brown a joué aux côtés de Cecil Taylor en plus de participer à une véritable kyrielle de rencontres musicales de tous acabits. Au sujet de ce musicien qui jette un pont entre les escapades bop de Charlie Parker et les tourbillons de l’avant-garde, le magazine Jazz Times le qualifie de « voix farouchement originale », alors que l’hebdomadaire newyorkais Village Voice écrivit : « Il ne déchiffre pas seulement des casse-têtes, il les crée. »

    Ray Sage, pour sa part, ne se soucie même pas de créer des ponts; en tant que roi du rythme de la Lower East Side, cet homme se lance dans le torrent à coups de groove funk et de hip hop, de salves musclées de rock progressif et d’élans jazzés qui propulsent tout son entourage, lui compris.

    La presque totalité de la musique entendue sur ce CD a été engendrée en temps réel. Groder indique toutefois que le groupe s’entendait d’abord sur une certaine forme d’ensemble de chaque morceau, puis d’un ordre d’entrées et de sorties des instrumentistes, du climat souhaité et d’un tempo… mais sans lignes thématiques, d’harmonies ou de structures prédéterminées.

    Pour vivre pleinement l’expérience musicale ici présente, laissez-vous entraîner par l’écoute du disque dans son ensemble et de la contribution individuelle de ces messieurs Groder, Greene, Brown, Lane et Sage.

    Joseph Hayes April 2009

    (Traduction : Marc Chénard)

    Groder und Greene

    Der Trompeter Brian Groder und der vielseitige Pianist Burton Greene haben am 11. und 12. Oktober 2007 im The Studio an der Greene Street in New York City zwei Tage lang Aufnahmen gemacht. Am Bass war Adam Lane, Rob Brown spielte das Alt-Saxophon, am Schlagzeug sass Ray Sage.

    Dies ist das Resultat der Sessions. Wenn Sie eine gute Neuentdeckung noch freut wie damals, als Sie das erste Mal grossartigen Jazz hörten, dann gehört diese CD in Ihren Player. Es ist das Produkt Jahrzehnte langer Arbeit zwei führender Musiker, und mehreren Generationen von Einflüssen.

    Mit vier swingenden, pulsierenden, herrlichen CDs in seinem artistischen Gepäck, hat Brian Groder bisher mit den Aufnahmen von Torque am meisten Aufsehen erzielt. Die 2006 entstandenen und 2007 erschienene Platte beinhaltet Musik aus zwei Sessions im intimen Rahmen eines kleinen Studios, in dem sich Brian mit dem Schlagzeuger Anthony Cole, dem Bassisten Doug Matthes und dem Jazz-Giganten Sam Rivers einrichtete.

    Ihre Musik wurde in aller Welt gelobt: “Einfach nur erstaunlich…Jazz wie Jazz sein sollte,” kommentierten australische Radiostationen. Die CD erreichte die “Best of” und “Top Ten”-Listen des Jahres im US-Musikmagazin “Downbeat” und der Zeitung “Washington Post”, ebenso Kanada, Portugal und in Online-Hitparaden. Groder ist ein Polyglott, der eine Sprache spricht, während er in einer anderen träumt. Als Free-, Avant Garde-, Post-, Pre- und Non-Bop-Jazzer, im Mainstream und ausserhalb davon, erfüllt er die Rolle der Jazz-“Cat” besser als die meisten anderen.

    Burton Greene, geboren in Chicago, studierte klassisches Piano beim selben Mann, der auch David Mamet – mit drastisch anderem Resultat – unterrichtete. Burtons Aufnahmen von Folk Musik und sein bahnbrechender Einsatz von Synthesizern (Die Platte Presenting Burton Greene aus dem Jahr 1968 war das erste Mal, dass ein Moog auf einer Jazzplatte eingesetzt wurde), seine Ausflüge in die Welt indischer Ragas und verschiedene “Klezmer Jazz”-Aufnahmen, machen ihn zu einem Spezialisten darin, kein Spezialgebiet zu haben. Er spaziert leichtfüssig durch die Welt des Jazz und fügt dieser Sprache sein eigenes Wissen bei. Wie jeder gute Klezmer-Musiker versteht er es, Menschlichkeit und Humor in sein Spiel fliessen zu lassen. Als grosser Jazz-Komponist schafft er es zudem, mit seiner Arbeit immer wieder zu überraschen.

    Greene nennt Adam Lane einen seiner Lieblingsbassisten. Adams Karriere führte ihn sowohl an die West- wie an die Ostküste der USA, wo er rein akustische Musik kombiniert und transformiert mit elektronischen Geräten, Soundeffekten ab Band, gesprochenem Wort und psycho-akustischer Zauberei. Irgendwie schafft er es, Melodie und Meditation mit explosiven Ausbrüchen freier Energie zu kombinieren.

    Rob Brown spielt hier zum ersten Mal mit den beiden Bandleadern. Wie Brian und Burton – ob es Vorsehung war, dass beide die Intitalen BG haben? – ist auch der Saxophonist Brown mit Cecil Taylor aufgetreten und hat eine beachtliche Anzahl Stücke mit ihm aufgenommen. Das Magazin “Jazz Times” nennt ihn “eine durchwegs originelle Stimme”, während die Village Voice schreibt “Er löst Rätsel nicht nur auf, er gibt auch neue auf”. So schafft er eine Brücke von Charlie Parkers Bebop zu flirrender Avant Garde.

    Der “Lower East Side Rhythm King” Ray Sage wartet nicht auf Brücken, er springt in die Lücken, die zwischen Funk-Groove, Hip-Hop-Schwenkern und Prog-Rock mit Verve entstehen. Oder er serviert solide Jazz Rhythmen, die den anderen das Fliegen erlauben, wenn er nicht durch die Lüfte wirbelt.

    Als “Free Session” ist fast alles, was auf dieser Aufnahme zu hören ist, eine spontane Kreation. Groder erklärt: “Wir diskutieren eine mögliche Form, die Reihenfolge, nach der die Instumente ins Stück kommen und sich abwechseln, Stimmungen, Dynamik und Tempi… Wir hatten aber keine vorgeschriebenen Melodielinien, Akkorde oder spezifische Strukturen, die man hätte lesen müssen.”

    Wie Brian Groder, Burton Greene, Adam Lane, Rob Brown und Ray Sage macht man die beste Erfahrung, wenn man diesem Projekt einfach zuhört.

    Joseph Hayes
    April 2009

    Übersetzung: Roman Elsener

    Groder および Greene

    すぐに来ること